Denivelé : 100 m
Type : 90% Gravel
Durée de déplacement : 01:37:35
Vitesse moyenne : 20.5 km/h
Puissance normalisée estimée : 91 Watts
Energie dépensée estimée : 473 Cal
Sortie du lundi 23 mars 2026
Compte rendu
Je suis parti pour une sortie gravel depuis le centre de Lyon vers le parc de Miribel-Jonage, une de ces échappées proches de la ville mais qui donnent pourtant l’impression de s’en éloigner peu à peu. J’ai remonté la rive droite du Rhône, en passant par Saint-Clair puis en poursuivant vers Miribel. L’air était froid, la lumière encore grise, et la brume traînait bas au-dessus de l’eau. Très vite, j’ai regretté de ne pas avoir mis un bonnet qui couvre les oreilles : c’était un froid discret mais tenace, le genre qui accompagne les premiers kilomètres sans jamais vraiment disparaître.
Après avoir traversé à Miribel, j’ai pris un single en sous-bois. Le sentier serpentait entre les arbres, avec ses petits enchaînements de montées et de descentes, ses virages serrés, son terrain parfois un peu gras sans jamais devenir pénible. Il y avait dans cette portion quelque chose de ludique et de presque inattendu si près de l’agglomération : un morceau de forêt, un peu de boue, un fil de sentier qui oblige à rester attentif.
Plus loin, je suis revenu sur une portion plus roulante au niveau de l’autoroute, avant de rejoindre le lac. Le pont flottant, simple succession de flotteurs jetés sur l’eau pour franchir une cinquantaine de mètres, était en place. Il est parfois retiré lorsque le niveau du lac devient trop élevé, mais ce n’était pas le cas cette fois-ci. Je me suis arrêté là quelques instants pour prendre une photo, dans cette lumière froide et un peu voilée qui donnait au paysage une douceur inhabituelle.
J’ai ensuite poursuivi vers le réservoir du Grand Large, puis pris le chemin de halage sur la rive droite du canal de Jonage en direction de Salengro. Cette section venait tout juste de rouvrir après des années de travaux, et il y avait quelque chose de particulièrement satisfaisant à pouvoir enfin la parcourir d’un seul trait. C’est souvent ainsi que se transforment les sorties les plus simples : non par leur difficulté, mais par le plaisir tranquille de retrouver une continuité, une évidence du tracé.
La fin du parcours avait quelque chose de très lyonnais dans le meilleur sens du terme : de l’eau, des berges, une progression douce vers la ville, puis cette nouvelle passerelle élégante qui permet de basculer sur la rive gauche avant de rejoindre le parc de la Tête d’Or. On revenait peu à peu vers l’urbain, mais sans vraie rupture, comme si la nature et la ville s’étaient contentées de se relayer.
Ce n’était pas une grande aventure, ni une sortie marquante par la distance ou l’effort, mais c’était une très belle manière de rouler : une matinée froide et brumeuse, des sentiers forestiers, un peu d’eau, un peu de boue, et cette sensation toujours agréable d’avoir trouvé, à quelques kilomètres du centre, une forme d’évasion discrète mais bien réelle.
Conditions
Sec, quelques flaques d'eau. Froid, brume.

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