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Sorties > Tour Matagrin; Monts de Tarare; depuis Lyon

Sortie
Tour Matagrin; Monts de Tarare; depuis Lyon, jeudi 16 avril 2026 ⭐


Longueur : 108 km
Denivelé : 1570 m

Type : Route

Durée de déplacement : 06:13:16
Vitesse moyenne : 17.4 km/h

Puissance normalisée estimée : 113 Watts
Energie dépensée estimée : 2069 Cal

Sortie du jeudi 16 avril 2026

David

Compte rendu

Un peu plus de 100 km au compteur, c’est ambitieux pour moi si tot dans la saison. Mais sur le papier, ça passait : deux fois 50 km, avec une seule vraie difficulté, une montée de plus de 1000 m jusqu’à la Tour Matagrin. Raisonnable… en théorie.

Les choses se compliquent dès les premiers kilomètres. À peine parti, je réalise que je n’ai pas téléchargé la trace GPX sur le compteur. Il reste bien une ancienne version, mais sans trop savoir où elle va me mener.

La sortie de Lyon se fait sans surprise, avec la montée classique vers Tassin-la-Demi-Lune, un nom qui remonte aux fortifications du XVIIIe siècle, en référence à un ouvrage défensif en forme de croissant. Ensuite, au lieu de bifurquer sur les petites routes vers Charbonnières, l’itinéraire m’embarque sur la route de Saint-Bel, nettement plus fréquentée. Ça monte doucement jusqu’à un col avant de plonger sur Saint-Bel.

25 km. Déjà un quart du parcours.

À partir de là, l’ambiance change complètement. Moins de voitures, des routes plus étroites, et un tracé qui épouse les courbes des Monts du Lyonnais. Passage par Saint-Romain-de-Popey, probablement un héritage ecclésiastique plus qu’un lien direct avec les papes, puis Saint-Forgeux, où l’on prépare un rallye automobile. Classique dans le coin, et parfois bloquant… mais aujourd’hui, ça passe.

Après Saint-Forgeux, les choses sérieuses commencent.

On quitte les 400 m d’altitude pour aller chercher les 1000 m en une quinzaine de kilomètres. Pas une montée régulière : ici, ça se mérite. Des portions raides, des relances, des passages où le rythme casse sans prévenir. Rien de spectaculaire comme en haute montagne, mais une usure progressive, typique des reliefs du Tararois.

Au sommet, la Tour Matagrin marque le point culminant du mont Boussuivre.

Le lieu a quelque chose de discret, presque à l’écart. Le sommet, à un peu moins de 1000 m, est dégagé par une clairière, dominée par cette tour circulaire en pierre. Construite en 1876 comme relais de chasse pour un notaire local, elle a connu plusieurs vies : usage privé, repère pour l’aviation, site militaire, avant d’être restaurée récemment avec la réinstallation de son toit conique, disparu après la Libération.

Le site porte aussi les traces de la grande histoire : point de triangulation pour la cartographie de la France, il conserve une borne d’époque napoléonienne intégrée dans la maçonnerie. Même le nom de Boussuivre raconte une évolution lente, depuis des formes médiévales jusqu’à aujourd’hui, en donnant au passage son nom au ruisseau qui descend vers Tarare.

Mais c’est surtout pour la vue qu’on monte ici. Par temps clair, les Alpes se détachent à l’est, avec le Mont Blanc bien visible au-dessus de la brume. Autour, les reliefs du Beaujolais, du Pilat, du Forez s’étendent en douceur. Aujourd’hui, la visibilité est correcte, avec cette lumière un peu froide du printemps.

Le dernier kilomètre se fait sur une piste en gravier, à travers les bois, une arrivée qui tranche avec le reste de la montée, et donne au sommet un côté un peu à part.

Pour le retour, je laisse faire Google.

L’itinéraire propose de passer par Villechenève, où je m’arrête à l’épicerie du village pour boire un coup, puis Montrottier et Bessenay. Ce dernier est plus animé, avec une vraie place de village et quelques cafés.

Il y a bien un passage moins agréable : 7 km sur la N89 pour rejoindre Saint-Bel. Une piste cyclable existe en partie, mais la circulation reste dense.

Saint-Bel, justement, a un potentiel évident mais souffre de sa route principale qui le traverse. Beaucoup de circulation, une succession de kebabs, on est plus dans un lieu de passage que dans un village où l’on s’attarde.

En revanche, le profil du retour est idéal : près de 32 km de descente jusqu’à Saint-Bel, puis encore une longue portion descendante depuis le col du Guéret jusqu’à Vaise. Ça roule vite, sans effort.

Côté météo, deux ambiances. 14°C sur les hauteurs, avec une sensation encore fraîche. Et presque 20°C en arrivant sur Lyon.

Reste une dernière difficulté : la remontée vers le Guéret depuis Saint-Bel. Rien d’insurmontable, d’autant qu’une piste cyclable accompagne une bonne partie de la montée. Puis la récompense : une descente rapide, fluide, presque continue jusqu’à Lyon. Seules les voitures viennent parfois casser le rythme.

Après plusieurs heures dans les collines, le retour à la ville a quelque chose de brutal. Bruit, circulation, densité… mais aussi ce petit sentiment de boucle bouclée.

Conditions

14C, sec, des nuages, du soleil, du vent


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