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Sorties > Via Rhona, Dolce Via, Triangle d'or J1 (35% gravel)

Sortie gravel
Via Rhona, Dolce Via, Triangle d'or J1, mardi 19 mai 2026


Longueur : 132 km
Denivelé : 710 m

Type : 35% Gravel

Durée de déplacement : 06:54:56
Vitesse moyenne : 19.1 km/h

Puissance normalisée estimée : 95 Watts
Energie dépensée estimée : 2132 Cal

Sortie du mardi 19 mai 2026

David

Compte rendu

De Lyon à l’Ardèche par la ViaRhôna et la Dolce Via

Pour cette première journée, l’idée était simple : quitter Lyon en train, rejoindre la vallée du Rhône, puis remonter progressivement vers l’Ardèche par la Dolce Via. Un itinéraire pratique, varié, et plutôt idéal pour une sortie longue en mode bikepacking léger.

Je prends donc le TER depuis Lyon jusqu’à Saint-Rambert-d’Albon. De là, je récupère rapidement la ViaRhôna, que je suis vers le sud. Le départ est facile : piste cyclable roulante, peu de navigation, et une progression tranquille le long du Rhône en direction d’Andancette, puis de Saint-Vallier, où l’on traverse pour passer sur la rive droite.

La suite mène vers Tournon-sur-Rhône, qui aurait été un très bon endroit pour déjeuner. Le centre est agréable, la vue sur Tain-l’Hermitage et les coteaux de l’Hermitage vaut le détour, et l’ambiance donne envie de s’arrêter. Mais j’étais un peu trop en avance pour le repas de midi, alors j’ai continué.

Après Tournon, on retraverse vers la rive gauche en direction de Valence. Cette portion est moins séduisante. La ville est bruyante, surtout avec l’autoroute A7 qui longe le Rhône. J’espérais trouver une guinguette agréable au bord de l’eau, mais rien ne s’est présenté au bon moment. J’ai donc poussé jusqu’à Soyons, où j’arrive un peu après 13 heures. Mauvais timing : les cafés n’étaient pas très motivés pour servir encore à manger.

Finalement, c’est à Charmes-sur-Rhône que je trouve mon salut. La patronne du bar PMU accepte de me servir le plat du jour. Au menu : spaghettis bolognaise. Même à l’époque étudiante, je ne suis pas certain d’en avoir mangé une version aussi simple, mais après plusieurs heures sur le vélo, c’était excellent. Et pour une dizaine d’euros, difficile de se plaindre.

Il ne reste alors que quelques kilomètres pour rejoindre Beauchastel, joli village au bord du Rhône, et surtout point d’entrée vers la Dolce Via. C’est là que l’ambiance change vraiment. On quitte progressivement le Rhône, pour entrer dans la vallée de l’Eyrieux.

La Dolce Via commence tout en douceur. La pente est très faible, autour de 1 à 2 %, au point qu’on ne la sent presque pas. L’itinéraire suit l’ancienne voie ferrée et alterne entre sections en enrobé et portions en revêtement stabilisé. Le cadre devient rapidement plus vert, plus encaissé. On avance entre rivière, petits villages, anciens ouvrages ferroviaires et versants boisés.

C’est l’un des grands plaisirs de cette voie : on gagne de l’altitude sans vraiment avoir l’impression de grimper. Sur environ 55 kilomètres jusqu’à Saint-Martin-de-Valamas, on prend tout de même environ 450 mètres de dénivelé. La pente régulière rend l’effort très supportable, même chargé. La Dolce Via suit une ancienne ligne du réseau du Vivarais, et cela se sent dans le tracé : courbes douces, viaducs, tunnels, passages en balcon, et une vraie impression de remonter une vallée sans jamais être brutalement confronté à la pente.

En mi-mai, l’itinéraire reste encore un peu hors saison. Il y a des campings, des cafés, des points d’eau, des toilettes et quelques lieux où l’on pourrait bivouaquer discrètement, mais tout n’est pas ouvert. Mieux vaut donc prévoir un peu de nourriture et ne pas compter uniquement sur les commerces. À ce moment de l’année, la vallée est calme, presque trop par endroits, mais cela fait aussi partie du charme.

À Le Cheylard, je fais un petit détour jusqu’au supermarché situé juste à côté de la piste. Après une journée passée principalement à boire de l’eau, une canette fraîche fait un bien fou. C’est aussi une bonne étape de ravitaillement avant la dernière partie vers Saint-Martin-de-Valamas.

La fin de journée demande encore un petit effort. La montée vers la place du village de Saint-Martin-de-Valamas pique un peu après plus de 130 kilomètres, mais l’arrivée est agréable. Le bar du village est ouvert, l’accueil est sympathique, et je m’offre un burger accompagné d’une bière bien méritée.

Je décide de dormir sur place au camping La Teyre. L’objectif est simple : une douche chaude et une nuit correcte avant la deuxième journée. L’accueil est bon, et le camping est étonnamment animé pour la saison, avec notamment quelques groupes scolaires qui parcourent eux aussi la Dolce Via à pied.

Cette première journée offre un beau contraste. La ViaRhôna permet de sortir efficacement de la vallée du Rhône, même si certaines portions, notamment autour de Valence, manquent de charme. La Dolce Via, elle, est clairement le morceau de choix : calme, progressive, bien tracée, et parfaite pour entrer doucement dans l’Ardèche. C’est une voie idéale pour le voyage à vélo.

Conditions

Beau


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