Departement : Isère
Longueur : 30 km
Denivelé : 593 m
Type : 5% Gravel
Durée de déplacement : 01:46:22
Vitesse moyenne : 16.9 km/h
Puissance normalisée estimée : 157 Watts
Energie dépensée estimée : 753 Cal
Sortie du samedi 30 mai 2026
Compte rendu
Un peu plus d’une heure devant moi avant le déjeuner : assez pour aller traîner les roues dans le Grésivaudan, pas assez pour faire de grands plans. Direction Brignoud, puis la nouvelle piste cyclable qui file vers Tencin.
Nouvelle, oui. Parfaite, pas encore. Il reste pas mal de gravier sur certaines sections, et la voie semble aussi ouverte aux voitures et aux camionnettes! On est donc plus proche de la petite liaison partagée que de l’autoroute à vélos. Mais pour sortir rapidement de la vallée et se mettre en jambes, ça fait le travail.
L’idée du jour était simple : monter au col du Lauteret par les Hurtières. Non, pas *ce* Lauteret mythique des grandes traversées alpines, mais son petit homonyme local, plus discret, plus accessible, et surtout compatible avec un créneau pré-repas.
Sauf que le vélo, lui, avait manifestement un autre programme.
Dès les premières pentes, les vitesses commencent à faire des leurs. Ça gratte, ça saute, ça hésite. Plusieurs arrêts au bord de la route, quelques tours de molette, deux ou trois jurons mécaniques, mais rien de vraiment convaincant. Peut-être les conséquences d’un passage récent sur home trainer à entraînement direct. Peut-être simplement un câble de dérailleur un peu détendu et un réglage arrière qui a bougé. Toujours est-il que la chaîne finit par vouloir sortir du plus petit pignon. À ce stade, ce n’est plus du réglage de bord de route : c’est une affaire de pied d’atelier, de lumière correcte et de bricolage à la maison.
Arrivé aux Hurtières, je renonce donc à boucler proprement par le col. À la place, je vise un raccourci par une piste gravel en direction des Tigneux. Sur la carte, ça passe. Sur le terrain, les 200 premiers mètres sont beaucoup moins engageants : trop raide, pas vraiment cyclable, avec en plus un peu de passage des engins autour du réservoir. Une courte séquence poussage-portage, donc. Puis la pente se calme, le chemin devient plus roulant, et on retrouve enfin ce qu’on était venu chercher : un petit bout de gravel tranquille, sans prétention, juste assez sauvage pour donner l’impression d’avoir dévié du plan initial pour une bonne raison.
La suite se fait en roue libre, ou presque. Descente rapide, village, bitume, vallée. Et là, petite surprise : je ne suis pas revenu à Brignoud, mais à Froges. Rien de dramatique, mais ce n’était pas exactement la sortie prévue. Avec le recul, il aurait peut-être mieux valu pousser quelques mètres de plus sur la route goudronnée pour passer le col et basculer directement vers Brignoud. Ce sera pour une prochaine fois, avec un dérailleur mieux élevé.
Au final : 30 km, environ 600 m de dénivelé, un peu de piste, un peu de mécanique, un faux Lauteret et une vraie sortie de midi. Pas la plus fluide, mais typiquement le genre de boucle courte qui rappelle qu’entre la trace prévue et la sortie vécue, il y a toujours un vélo pour improviser.
Conditions
Chaud, mais la route est en grande partie à l'ombre
Routes associées :
- Col d'Hurtières, depuis Tencin • 8.2km • 625mGPX

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